Rachis cervical : douleurs du cou, symptômes et traitements
Le rachis cervical, c’est la partie de la colonne vertébrale située dans le cou : sept vertèbres, les disques qui les séparent, la moelle épinière qu’elles protègent et les nerfs qui partent vers les épaules, les bras et les mains.
Quand il souffre, cela donne le plus souvent une douleur du cou, une cervicalgie. Parfois la douleur descend dans le bras : c’est la névralgie cervico-brachiale. Et parfois les signes sont plus trompeurs, des mains maladroites, une marche moins sûre, sans grande douleur : cela peut évoquer une myélopathie cervicale. Cette page vous oriente vers la bonne fiche selon ce que vous ressentez.
Quel est votre symptôme ?
Une douleur du cou qui descend dans l’épaule, le bras ou la main
Avec des fourmillements, des décharges électriques ou une sensation de brûlure dans le bras, parfois jusqu’aux doigts. Cela peut évoquer un nerf irrité à sa sortie de la colonne, par une hernie discale cervicale ou par l’arthrose. L’examen permet de le vérifier, car une douleur du bras ne vient pas toujours du cou. Lisez la fiche névralgie cervico-brachiale et hernie discale cervicale. La plupart guérissent sans opération, avec un traitement bien conduit et parfois une infiltration cervicale.
Des mains maladroites, une marche instable
Difficulté à boutonner une chemise ou à écrire, objets qui tombent des mains, jambes raides, impression de marcher sur du coton. Le cou ne fait pas forcément mal. Ces signes peuvent évoquer une compression de la moelle épinière par l’arthrose : lisez la fiche myélopathie cervicale et notre article myélopathie cervicale : symptômes et traitements. Ils justifient un avis spécialisé rapide, avec un examen en présence, pour limiter le risque d’aggravation et déterminer si une intervention est nécessaire.
Une douleur du cou seule, une raideur, un torticolis
Sans douleur dans le bras et sans faiblesse, c’est le plus souvent une cervicalgie commune, liée aux muscles, aux petites articulations ou à un disque usé. Elle s’améliore en quelques jours à quelques semaines avec des antalgiques, le mouvement et parfois de la kinésithérapie. Consultez si elle ne s’améliore pas malgré ces mesures, si elle gêne vraiment, si elle revient sans cesse ou si elle réveille la nuit.
Une douleur du cou après un choc, une chute ou un accident
Accident de voiture, chute à vélo, plaquage au rugby : une douleur du cou qui suit un traumatisme doit être examinée le jour même, aux urgences ou chez un médecin, avant tout mouvement forcé. Les sportifs trouveront nos repères dans l’article rugby et douleur au cou.
Une douleur derrière la tête, à la base du crâne
Une douleur qui part de la nuque et remonte derrière l’oreille ou le crâne peut venir des deux premières vertèbres, l’atlas et l’axis, ou du nerf d’Arnold. Elle se traite le plus souvent sans chirurgie.
Quand faut-il consulter rapidement, et quand appeler le 15 ?
- une paralysie d’un bras, d’une main, d’une jambe ou d’un pied qui s’aggrave d’heure en heure,
- une difficulté nouvelle à uriner ou une impossibilité d’uriner, une perte du contrôle des urines ou des selles.
Une douleur du cou après un traumatisme important, ou accompagnée de fièvre, d’un fort mal de tête ou d’un malaise, demande aussi une prise en charge urgente, aux urgences ou par le 15 selon la situation.
Demandent une consultation rapide, avec un examen en présence : une faiblesse récente du bras ou de la main, une maladresse qui s’installe, une marche qui devient instable, ou une douleur qui ne cède pas malgré le traitement. N’attendez pas plusieurs semaines.
Quels examens pour une douleur cervicale ?
Une cervicalgie récente, sans douleur dans le bras et sans signe d’alerte, ne nécessite généralement pas d’imagerie d’emblée : l’examen clinique suffit au début. Si la douleur persiste au-delà de quatre à six semaines, une imagerie peut se discuter, ce qui ne veut pas dire qu’il faut attendre ce délai pour consulter. Quand un examen est utile, le médecin choisit selon ce qu’il cherche :
- les radiographies, debout, de face et de profil, montrent l’alignement des vertèbres et l’arthrose,
- l’IRM est l’examen de référence pour voir les disques, les nerfs et la moelle : c’est elle qui montre une hernie discale cervicale ou une compression de la moelle,
- le scanner précise l’os, après un traumatisme ou avant une opération,
- l’électromyogramme est parfois demandé quand on hésite entre un nerf comprimé au cou et un nerf comprimé au coude ou au poignet.
Apportez toujours vos images et vos comptes rendus en consultation, ou transmettez-les avant une téléconsultation : cela évite de refaire des examens.

Quels traitements pour le rachis cervical ?
Dans la grande majorité des cas, le traitement est médical : antalgiques et anti-inflammatoires sur une courte période, kinésithérapie, reprise progressive des activités, parfois un collier souple quelques jours. Une infiltration peut être proposée quand la douleur du bras résiste.
La chirurgie se discute quand la douleur reste invalidante malgré ce traitement, quand une faiblesse apparaît, ou quand la moelle est comprimée. Les techniques pratiquées au centre :
- l’arthrodèse cervicale, qui libère le nerf ou la moelle par l’avant du cou et fixe l’étage opéré,
- la prothèse discale cervicale, qui remplace le disque en conservant le mouvement,
- la laminectomie et la laminoplastie cervicale, par l’arrière, quand la moelle est comprimée sur plusieurs étages.
Pour comprendre comment se fait le choix entre fusion et prothèse, lisez arthrodèse cervicale ou prothèse discale : comment choisir ?. Le centre privilégie les techniques mini-invasives quand elles sont adaptées. La technique et la durée d’hospitalisation dépendent de la compression à traiter, du nombre d’étages concernés et de votre état de santé : le chirurgien vous explique les options adaptées à votre situation. La décision ne repose pas sur la seule IRM, mais sur vos symptômes, leur évolution et l’examen.

Comment est fait le rachis cervical ?
Sept vertèbres, numérotées de C1 à C7, reliées par des ligaments très résistants et, à partir de C2, par les disques intervertébraux. Les deux premières, l’atlas et l’axis, portent la tête et permettent de dire oui et non. Huit paires de nerfs cervicaux sortent de la colonne par de petits orifices entre les vertèbres, les foramens, et rejoignent les épaules, les bras et les mains : c’est là qu’une hernie discale ou l’arthrose peuvent les irriter. Au centre, le canal vertébral protège la moelle épinière, qui relie le cerveau au reste du corps. Pour aller plus loin, voir l’anatomie du dos.
Les pathologies du rachis cervical sont le plus souvent liées à l’usure : hernie discale cervicale, arthrose responsable de névralgie cervico-brachiale ou de myélopathie. Plus rarement, elles sont traumatiques, inflammatoires, infectieuses ou tumorales : ces situations sont prises en charge avec les spécialistes concernés.
Les questions que l’on nous pose
Une hernie discale cervicale peut-elle guérir sans opération ?
Dans la majorité des cas, la douleur du bras s’améliore sans opération, avec le traitement médical. La hernie elle-même peut diminuer avec le temps, sans que ce soit automatique. L’opération se discute si la douleur reste intolérable, si une faiblesse apparaît ou si la moelle est touchée.
L’infiltration cervicale est-elle dangereuse ?
Réalisée sous contrôle radiologique par un médecin entraîné, elle est bien tolérée. Elle n’est pas proposée dans toutes les situations : nous en parlons dans infiltration cervicale : est-elle interdite, combien de temps agit-elle ?.
Faut-il une IRM pour une douleur du cou ?
Pas pour une douleur du cou isolée et récente. L’IRM devient utile quand la douleur descend dans le bras depuis plusieurs semaines, quand une faiblesse apparaît, ou quand les mains deviennent maladroites.
Combien de temps dure l’arrêt de travail après une opération du cou ?
De deux à six semaines pour un travail de bureau, davantage pour un métier physique. Le chirurgien l’adapte à votre cas lors de la consultation avant l’opération.
Qui consulter pour un problème cervical ?
Votre médecin traitant peut évaluer une douleur cervicale courante et débuter le traitement. Un avis de chirurgien du rachis est utile si la douleur persiste, descend dans le bras ou s’accompagne de troubles neurologiques. Consulter un chirurgien ne signifie pas être opéré : l’objectif est d’identifier la prise en charge adaptée à votre situation.
L’Espace Francilien du Rachis reçoit à Paris 17e, à Versailles et à Montigny-le-Bretonneux. Une téléconsultation permet un premier échange et la lecture de vos examens, mais elle ne remplace pas l’examen en présence quand une faiblesse ou des troubles de la marche apparaissent.
Hernie discale cervicale / névralgie cervico-brachiale

Myélopathie cervicale

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